Chères et chers compatriotes,
Depuis l’approbation quasi unanime de la Constitution du 29 mars 1987, l’Administration Publique Nationale notamment l’Administration d’État n’a pas encore compris l’esprit et le sens des articles 32.1, 32.3 et 32.5 de notre Constitution. Quelle est la teneur de chacun de ces derniers?
En effet, l’article 32.1 précise: « L’éducation est une charge de l’État et des collectivités territoriales. Ils doivent mettre l’école gratuitement à la portée de tous, veiller au niveau de formation des enseignants des secteurs public et non public ». Pour celui de 32.3, les législateurs prescrivent: « L’enseignement fondamental est obligatoire. Les fournitures classiques et le matériel didactique seront mis gratuitement par l’État à la disposition des élèves au niveau de l’enseignement Fondamental ». Quant au dernier, il affirme: « La formation préscolaire et maternelle sera prise en charge par l’État et les collectivités territoriales ».
Depuis TRENTE-HUIT (38) ANS, l’Administration d’État notamment le Ministère de l’Education Nationale et le Ministère de l’Intérieur se sont-ils rencontrés avec le Conseil InterDépartemental ou avec les Fédérations Nationales et Départementales des Collectivités Territoriales pour aborder cette co gouvernance, cette collaboration entre l’État et les Collectivités Territoriales?
Aujourd’hui, cette rencontre est la condition sine qua non, c’est-à-dire indispensable pour poser les bases, les fondements d’une répartition de responsabilités conformément aux articles 102, 103 et 104 du Décret-cadre de la Décentralisation.
Jusqu’à présent, le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle ( MENFP) confond la planification quantitative en amont et en aval.
Pour maîtriser la population scolarisable nationale par département et par milieu, par commune et par milieu, par Section Communale Rurale et par Section Communale Urbaine, une collaboration étroite est indispensable avec l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatique ( IHSI).
Quand on sait que notre dernier recensement général date de 2003, le MENFP n’a aucun contrôle sur la géographie de la population scolarisable de 3 à 25 ans à travers nos dix (10) départements et nos cent quarante-huit (148) communes.
Quelle approche faut-il adopter?
( À suivre)
Hérard LOUIS, Genève